| | |  |
|
Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (en russe : Сергей Михайлович Эйзенштейн), né le 10 janvier/22 janvier[?] 1898 à Riga (gouvernement de Livonie, aujourd'hui Lettonie) et décédé le 11 février 1948 à Moscou, est un réalisateur russe de la période soviétique.
|
|
|
|
La revue Critique, fondée en 1946 par Georges Bataille et animée de 1962 à 1996 par Jean Piel, est aujourd'hui dirigée par Philippe Roger et par un Conseil de rédaction qui comprend Marc Augé, Françoise Balibar, Pierre Birnbaum, Antoine Compagnon, Danièle Cohn, Pedro Cordoba, Élie During, Yves Hersant et Alain de Libera.
Une revue « générale »
Critique est une « revue générale des publications françaises et étrangères ». Elle propose chaque année à ses lecteurs neuf numéros, dont trois doubles.
Elle entend rester fidèle à la mission que lui fixait Georges Bataille : « Critique publiera des études sur les livres et les articles paraissant en France et à l'étranger. Ces études dépassent l’importance de simples comptes rendus. A travers elles, Critique voudrait donner un aperçu, le moins incomplet qu’il se pourra, des diverses activités de l’esprit humain dans les domaines de la création littéraire, des recherches philosophiques, des connaissances historiques, scientifiques, politiques et économiques. »
Une revue de référence
Echappant tout à la fois à l’urgence inhérente au journalisme culturel et à l’inévitable spécialisation des revues savantes, Critique est un instrument d’information et un espace de réflexion plus indispensables que jamais.
Les études qu’elle publie s’attachent à dégager, dans la masse des publications, le neuf et l’essentiel. Les sujets érudits ou spécialisés y sont traités sous une forme toujours accessible au non-spécialiste.
|
|
|
Originaire d'une famille catholique et lui-même pratiquant fervent, Pierre Pascal, jeune normalien (L 1910), fut nommé en 1916 à la mission militaire français en Russie. Fasciné par l'austérité et le caractère vertueux des militants anarchistes et bolcheviques, il se lie avec eux. Lors, dès les débuts de la Révolution russe de 1917, il se rapproche de Lénine et devient l'un de ses collaborateurs.
Rentré en France en 1933, il devient traducteur d'ouvrages russes, notamment de Fedor Dostoïevski, au sujet duquel il publie aussi des analyses d'œuvres. Devenu professeur à l'École nationale des langues orientales vivantes puis à la Sorbonne, il quitte publiquement la mouvance communiste au moment des purges staliniennes (1936-1937). Il se consacre alors à ses traductions et à l'écriture de livres sur l'histoire de la Russie, notamment sur les aspects religieux. Il revient aussi sur son parcours aux côtés des bolcheviques dans ses Mémoires.
Pierre Pascal est mort en 1983.
|
|
|
Le prince Vladimir Fiodorovitch Odoïevski (en russe : Владимир Фёдорович Одоевский ; 13 août 1803 - 11 mars 1869 / 1er août 1803 - 27 février 1869 du calendrier julien) est un écrivain, philosophe, critique musical, pédagogue et philanthrope russe connu comme le « Hoffmann russe » pour ses appréciations sur la musique et ses récits fantastiques.
|
|
|
|
Zeev Vladimir Jabotinsky (Жаботинский, Владимир Евгеньевич, Jabotinsky Vladimir Evgenevich), né en Ukraine le 18 octobre 1880 et décédé le 4 août 1940, était un leader de l'aile droite du mouvement sioniste et le fondateur de la Légion juive durant la Première Guerre mondiale.
Il crée en 1925 le Parti révisionniste, le principal parti de la droite nationaliste sioniste, qui réclame un État juif sur les deux rives du fleuve Jourdain, intégrant aussi la Transjordanie, l'actuelle Jordanie.
En opposition avec la gauche qui domine alors le mouvement sioniste, lui et son parti quittent l'Organisation sioniste mondiale en 1935.
Il sera le principal inspirateur politique de l'organisation armée clandestine sioniste, l'Irgoun.
|
|
|
Né en 1943 à Novossibirsk, il a vécu aux quatre coins de la Russie. D’abord ingénieur, il devient journaliste en 1972. À partir de 1975, il entame une carrière d’écrivain satirique avant de se tourner vers un genre complexe d’anti-utopie, qui mêle fantastique et dérision, comme en témoigne son roman Non-retour (1989).
Auteur prolixe, il explore divers genres et procédés narratifs : roman policier, roman d’amour, thriller politique, sans jamais se départir de l’ironie qui caractérise ses premières œuvres. Plusieurs de ses romans ont été portés à l’écran. Il est traduit partout en Europe, ainsi qu’au Japon et aux États-Unis.
|
|
|
Parmi l’extraordinaire pléiade de penseurs que présentait la Russie à la fin du XIXe siècle, Konstantin Leontiev (1831-1891) fut sans doute le plus singulier et le plus incompris.
|
|
|
|
|
|
Oeuvre de réflexion débattant d'un sujet donné selon le point de vue de l'auteur, polémique ou partisan, philosophique, et autres domaines : essais historiques, essais scientifiques, essais politiques, etc.
|
|
|
Alexandre Vassilievitch Davydoff, arrière-petit-fils des décembristes Vassili Davydoff et Serge troubetskoï, naquit à Tambov en 1881 et mourut à New-York en 1955.
|
|
|
Kazimir Severinovitch Malevitch (en russe : Казимир Северинович Малевич ; ISO 9 : Kazimir Severinovič Malevič), né à Kiev (Ukraine, Empire russe) le 23 février 1879 de parents d'origine polonaise et décédé le 15 mai 1935 à Léningrad, est un des premiers artistes abstraits du XXe siècle. Peintre, dessinateur, sculpteur et théoricien, Malevitch fut le créateur d'un courant artistique dénommé par lui : « suprématisme ».
|
|
|
|
|
Un écrivain russe contemporain qui sait concilier la vision des nécessités nouvelles et le rappel des valeurs patriarcales. Ce roman est très caractéristique du renouveau de la prose rurale russe.
|
|
|
Né à Odessa, en Ukraine, l'écrivain Isaac Babel rejoint la révolution russe à Petrograd en 1916. Sa rencontre avec Maxime Gorki est déterminante. L'écrivain soviétique est à l'origine de ses premiers pas dans la littérature. En 1926, Isaac Babel rédige alors un recueil de nouvelles, intitulé 'Cavalerie rouge', qui relate son engagement dans l'armée rouge en 1920. Mais il abandonne la vie littéraire en 1930, après avoir reçu de vives critiques. Neuf ans plus tard, il est arrêté sur dénonciation, mais la date de sa mort reste encore incertaine, peut-être a-t-il été fusillé en 1941. Il demeure longtemps un écrivain banni et maudit, mais il est réhabilité en 1954 par le Collège militaire de la Cour suprême. Trois ans plus tard, les écrits de Isaac Babel peuvent enfin paraître en URSS.
|
|
|
Né en 1961 à Moscou, Mikhaïl Chichkine y a étudié l'anglais et l'allemand à la Haute Ecole Pédagogique. En 1994, il épouse Franziska Stöcklin, slaviste zurichoise établie à Moscou, qui deviendra sa traductrice. Le couple s'installe à Zurich en 1995. Après avoir travaillé comme enseignant, traducteur et interprète, Chichkine se consacre aujourd'hui à l'écriture. Son ouvre est traduite en plusieurs langues, et il est le seul écrivain russe a voir reçu les trois plus prestigieux prix littéraires de son pays pour deux livres, La Prise d'Izmaïl et Le Cheveu de Vénus .
Le Cheveu de Vénus , son dernier roman traduit en français, fait alterner les personnages, les lieux et les genres narratifs. Par son ampleur, il aborde un large spectre de thèmes et de problématiques tandis que sa langue virtuose joue sur plusieurs registres. Un «magma souverainement maîtrisé» où affleurent les grands noms de la littérature russe
|
|
|
|
Mikhaïl Iacovlevitch Heller est né le 31 août 1922 dans une famille juive ouvrière de Moscou. Il fit des études brillantes à la faculté d'histoire de l'Université de Moscou entre 1941 et 1945 et soutint sa thèse en 1946 sur l'histoire des relations germano-russes.
En 1950, à peine marié à Génia, une jeune femme polonaise, et père d'un enfant au berceau, il fut arrêté par les autorités soviétiques, condamné à 15 ans de travaux forcés et envoyé dans un camp de travail au nord du Kazakhstan. Libéré au terme de six ans en 1956, il émigra en Pologne puis en France, où il écrivit toute son œuvre à partir de 1968.
Il fut nommé professeur émérite de l'Université Paris IV-Sorbonne, où il enseigna jusqu'en 1990.
Il est mort d'une crise cardiaque, le 2 janvier 1997, quelques mois seulement après avoir achevé sa grande Histoire de la Russie et de son empire, fruit de dix années de travail.
|
|
|
Linguiste russe (Leningrad 1918-Potsdam, Allemagne, 1999).
Linguiste et théoricien de la traduction de réputation mondiale, spécialiste de poésie et de stylistique, il fut brutalement chassé, le 25 avril 1974, de l'institut Herzen de Leningrad où il enseignait depuis vingt-trois ans, et déchu de ses titres universitaires. Le KGB lui reprochait notamment d'avoir soutenu Alexandre Soljenitsyne, mais aussi le jeune poète dissident Joseph Brodsky (Protsess Brodskogo). Exclu dès lors de l'Union des écrivains, ses ouvrages furent interdits en URSS. Exilé en France, il enseigna la civilisation russe à l'université de Nanterre, puis à la Sorbonne. Outre ses remarquables traductions (de Lope de Vega, Herder, Lessing, Schiller, Hölderlin, Heine, Brecht, etc. vers le russe, et de Pouchkine vers le français), il a notamment publié Dissident malgré lui (1977), amère réflexion sur les rapports entre pouvoir et culture ; il est également le coauteur, avec Georges Nivat, d'une monumentale Histoire de la littérature russe (1987-1992).
Parmi ses nombreux essais linguistiques, on peut citer en particulier : Seminarii po francuzskoi stilistike (1961) ; Ob iskusstve byt'chitatelem (1963) ; Poeziya iperevod (1963) ; Stihotvornyi perevod kak problema sopostavitel'noi stilistiki (1965) ; Mastera russkogo stihotvornogo perevoda (1968) ; Francuzskie stihi v perevoderusskih poetov XIX-XX vv. (1969) ; Razgovor o stihah (1970) ; Bertol'd Brecht. Zhizn'i tvorchestvo (1971) ; .Russkie poety-perevodchiki ot Trediakovskogodo Pushkina (1973) ; Forma kak soderzhanie(1976) ; Un art en crise : Essai d'une poétique de la traductionpoétique (1982) ; Russkaya poeziya ot Oktyabr'skoi revolyucii do sovremennosti (1984) ; Stihi i lyudi(Rasskazy o stihotvoreniyah) (1989)
|
|
|
Vladimir Nabokov (en russe : Владимир Владимирович Набоков) est un romancier, poète et critique littéraire américain d'origine russe né à Saint-Pétersbourg le 10 avril du calendrier julien/22 avril 1899, mort à Montreux le 2 juillet 1977.
Nabokov reste un des derniers romanciers 'classiques'.
|
|
|
|
|
Léon Tolstoï - comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï (en russe : Лев Николаевич Толстой) -, né le 28 août (calendrier julien)/9 septembre 1828 à Iasnaïa Poliana en Russie et mort le 7 novembre (calendrier julien)/20 novembre 1910 à Astapovo, est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout par ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique.
Ainsi, l'une de ses grandes œuvres, Guerre et Paix (1869) est une reconstitution historique et réaliste des guerres napoléoniennes en Russie, mais c'est aussi une réflexion sur la violence inspirée par des conflits comme la guerre de Crimée (1853-1856) durant laquelle il a été mobilisé et qu'il relate dans Récits de Sébastopol.
Par ailleurs, Tolstoï entame à partir des années 1870 une quête spirituelle et religieuse qui se reflète dans ses œuvres : il multiplie alors les considérations philosophiques qu'il mêle aux évènements romanesques comme dans Anna Karénine, l'histoire d'une passion dramatique dont la publication finale date de 1877, et plus encore dans Résurrection (1899), où le héros en plein débat moral rencontre la figure du Christ.
À la fin de sa vie, il devient une sorte de maître à penser prônant une vie simple et morale et combattant les institutions oppressives et les formes de violence : il a eu de ce fait une grande influence sur des personnalités comme le Mahatma Gandhi, Romain Rolland et bien d'autres.
|
|
|
|
Le cinéma russe et soviétique fut pendant longtemps un des plus importants du cinéma européen. Il a connu une importante crise durant les années 1990 et compte, depuis le milieu des années 2000, de nouveau parmi les cinématographies européennes les plus prolifiques.
La phrase de Lénine, « le cinéma est pour nous, de tous les arts, le plus important », a fait le tour du monde. Le film d'Eisenstein, le Cuirassé Potemkine (réalisé en 1925) et qui met en images la Révolution russe de 1905, figure toujours au premier rang du panthéon des historiens du cinéma.
Le cinéma soviétique a donné lieu à diverses interprétations qui se sont focalisées soit sur "le cinéma comme oeuvre d'art", "le cinéma comme propagande" ou "le cinéma comme objet de spectacle". La célébrité mondiale du cinéma muet soviétique révolutionnaire a cependant masqué l'existence, sous le régime tsariste, d'un riche cinéma russe, aujourd'hui redécouvert par les cinémathèques.
|
|
|
|
Mikhaïl Ievgrafovitch Saltykov, plus connu sous son pseudonyme de Saltykov-Chtchedrine (en russe : Михаил Евграфович Салтыков-Щедрин, est né le 27 janvier 1826 à Spas-Ougol, oblast de Tver, mort le 10 mai 1889 à Saint-Pétersbourg), était un célèbre écrivain et satiriste russe, de tendance révolutionnaire.
|
|
|
|
Les Éditions Sillage sont une maison d'édition créée à Paris en 2002. Elles publient essentiellement des textes littéraires classiques rares ou épuisés, qu'il s'agisse de littérature étrangère (Joseph Conrad, Herman Melville, Yasunari Kawabata, Anton Tchekhov) ou de littérature française (Victor Segalen, Valery Larbaud, Charles Baudelaire).
|
|
|
|
|
Boris Leonidovitch Pasternak (en russe : Борис Леонидович Пастернак), né le 10 février 1890 à Moscou et mort le 31 mai 1960 à Peredelkino près de Moscou, est un poète et romancier russe.
|
|
|
|
|
Alexandre Herzen naît le 25 mars/6 avril 1812 à Moscou. Son nom Herzen (de l'allemand Herz, cœur) est inventé à l'occasion de sa naissance qui a lieu hors des liens du mariage : sa mère Henriette-Wilhelmine Luisa Haag (1795-1851) est une jeune servante allemande que son père, Ivan Alekseïevitch Iakovlev, haut représentant de l'aristocratie russe, avait ramenée enceinte de Stuttgart.
Nourrisson lors de la bataille de la Moskowa, sa famille lui fait franchir les lignes françaises, son père étant chargé d'un message pour le tsar après une entrevue personnelle avec Napoléon.
Il reçoit une éducation aristocratique, développant une sensibilité précoce aux idées révolutionnaires et un caractère impétueux.
Le soulèvement des décabristes en décembre 1825 est un événement clé dans la vie de Herzen.
« Les récit du soulèvement, du procès, de l'épouvante qui régnait à Moscou, me firent une très forte impression ; un monde nouveau m'était révélé, vers lequel convergeait de plus en plus ma vie intérieure. Je ne sais comment cela se fit, mais tout en comprenant peu, ou de façon vague, ce que tout cela signifiait, je sentais que je ne me trouvai pas du côté de la mitraille et de la victoire, de la prison et des chaînes. L'exécution de Pestel et de ses camarades tira définitivement mon âme de son sommeil d'enfant. »
— Alexandre Herzen, Passé et méditation
Herzen entre à l'université de Moscou en 1830.
Arrêté le 9/21 juillet 1834, Herzen est jugé et subit un bannissement à Perm et à Viatka (1834/38). En mars 1838, Herzen revient clandestinement à Moscou et le 9 mai 1848, il épouse Natalie Zakharine[5]. En 1841, il s'installe à Saint-Pétersbourg, où il continue sa carrière de fonctionnaire. Mais il redevient suspect et se retrouve bientôt à Novgorod avec sa femme et leurs deux enfants.
Il passe la frontière russe le 19/31 janvier 1847 et s'installe à Paris, où il collabore avec Proudhon. Il part en Italie en octobre. En février 1948, il est à Rome, où il apprend les événements de 48. Il revient précipitamment à Paris.
Outre l'échec politique de la révolution, il vit alors plusieurs épisodes personnels douloureux. D'abord, sa femme Nathalie, délaissée pour la politique, se laisse séduire par le poète allemand, Georges Herwegh (ils ne se réconcilieront qu'en 1851), puis en 1851, la mère de Herzen ainsi que l'un de ses fils se noient dans un naufrage au large des îles de Lérins. Le 2 mai 1852, c'est son épouse qui meurt de tuberculose.
Parti de Paris pour Londres le 25 août 1852, il vit entre Genève, Nice et Paris. Patriote, Herzen s'occupe principalement de combattre le régime tsariste par ses articles dans L'étoile polaire (1857-65). De 1857 à 1865, avec Nikolaï Ogarev, il publie Kolokol (La Cloche), journal d'inspiration socialiste-libertaire et visant la cause révolutionnaire russe. Malgré la censure, ses articles ont un grand impact en Russie
Il meurt à Paris le 9 janvier/21 janvier 1870, juste avant la Commune.
|
|
|
|
|
Ossip Mandelstam (russe : О́сип Эми́льевич Мандельшта́м Ossip Emilievitch Mandelchtam) est un poète et essayiste russe du XXe siècle (Varsovie, 15 janvier 1891 – Vladivostok, 27 décembre 1938).
Il est l'un des principaux représentants de l'acméisme, dans le cadre de « l'âge d'argent » que la poésie russe connaît peu avant la révolution d'Octobre.
|
|
|
Ivan Sergueïevitch Chmeliov ou Chmelev (en russe : Иван Сергеевич Шмелёв), né à Moscou le 3 octobre 1873 et mort le 24 juin 1950 près de Paris, était un écrivain russe.
Issu d'une vieille et pieuse famille de marchands moscovites, il entra en 1894 en droit à l'Université de Moscou. Sa première nouvelle, Près du moulin, parut en 1895. Cette même année il se maria et visita en noces le Monastère de Valaam, qui lui inspira un livre, Sur les falaises de Valaam. Celui-ci fut un échec, et Chmeliov cessa d'écrire jusqu'en 1905. Il acheva l'université en 1898, et passa plusieurs années comme fonctionnaire dans les provinces de l'empire.
Il publia dans la prestigieuse Pensée russe des nouvelles (Désintégration, 1907, et Le Citoyen Oukleïkine, 1908) qui furent remarquées et le firent entrer dans les milieux littéraires. En 1909, il entra dans le cercle littéraire moscovite Le Mercredi, où il côtoya entre autres Gorki et Bounine. En 1911, son roman Garçon de restaurant lui valut une nouvelle et très grande notoriété. De 1912 à 1914 il écrivit de nouveau des récits et des nouvelles, dont la plus célèbre est La Face cachée (1916). S'il vit avec enthousiasme la révolution de février 1917, qui répondait à ses préoccupations sociales, il rejeta fermement celle d'Octobre. Il s'installa en Crimée en 1918, où il vécut la terreur rouge et la funeste famine de 1921 à 1922. Il raconta ces événements dans le Soleil des morts, journal d'un homme qui est en quelque sorte son double, que beaucoup considèrent comme son chef-d'œuvre. Son fils, ancien officier, fut arrêté et fusillé en 1921. Chmeliov partit alors en exil et, comme beaucoup d'écrivains qui formèrent une communauté unie dans la dénonciation du nouveau régime russe, s'installa en France en janvier 1923.
Déraciné, en manque de reconnaissance comme la plupart des écrivains émigrés, il trouva cependant de nouvelles forces et se fit un devoir de témoigner des malheurs de la Russie. Il publia en 1923 Le Soleil des morts, qui fut salué par Thomas Mann et longtemps interdit en URSS. Après plusieurs livres et récits de veine anti-bolchévique (Histoire d'une vieille, 1927 ; La Lumière de la Raison, 1928) ou décrivant la vie des émigrés russes à Paris, il se tourna avec les années 1930 vers des évocations du passé heureux et perdu, le sien et celui de la Russie, culminant avec L'Année du Seigneur (1928-1944) et Le Pèlerinage (1931). Les Voies célestes, sa dernière œuvre, qui paraît résumer toutes les autres, est restée inachevée après une première partie parue en 1946.
Ignoré ou censuré sous le régime soviétique, il fut redécouvert comme beaucoup d'autres émigrés à la faveur de la chute du régime communiste à la fin des années 1980. Réhabilité dans la mémoire nationale, ses restes furent transférés en 2000 du cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois au Monastère de Donskoï, près de Moscou, comme il l'avait lui-même souhaité.
|
|
|
|
|
Ludmila Saraskina est connue pour ses travaux sur Dostoïevski. C’est Alexandre Soljenitsyne qui l’avait choisie comme biographe.
|
|
|
Oeuvre de réflexion débattant d'un sujet donné selon le point de vue de l'auteur, polémique ou partisan, philosophique, et autres domaines : essais historiques, essais scientifiques, essais politiques, etc.
|
|
|
Lukas Bärfuss est né le 30 décembre 1971 à Thoune près de Berne, où il a grandi. Après l’école obligatoire, il a enchaîné différents jobs et a notamment été libraire. En 1998, il a fondé avec Samuel Schwarz et Udo Israel la troupe 400asa. Aujourd’hui, il est écrivain indépendant et ses pièces sont jouées en Suisse et à l’étranger. Outre les oeuvres mentionnées dans la bibliographie, il a publié un grand nombre de textes en revue, textes en prose et pièces de théâtre. Par ailleurs, de nombreuses pièces ont été représentées, sans faire l’objet d’une publication: Sophokles’OEdipus (1998) ; Siebzehn Uhr siebzehn (2000) ; 74 Sekunden (2000) ; Vier Frauen. Singspiel (2000) ; Medeää. 214 Bildbeschreibungen (2000) ; Die Reise von Klaus und Edith durch den Schacht zum Mittelpunkt der Erde (2001) ; Meienbergs Tod (2001) ; Othello. Kurze Fassung (2001) ; august02 (Expo 02, 1er août 2002) ; Vier Bilder der Liebe (2002) ; Die sexuellen Neurosen unserer Eltern (2003) ; Heinrich IV (2004) ; Der Bus (Das Zeug einer Heiligen) (2004) ; Alices Reise in die Schweiz (2004) ; Die Probe (2007). Son oeuvre de dramaturge a été distinguée par les prix suivants: le Buchpreis du canton de Berne (2005), le Dramatiker des Jahres de Mülheim (2005) et le Gerrit Engelke-Literaturpreis de la ville de Hannovre (2006).
|
|
|
|
Bouvier, Beetschen, Bille, Berger, Bariller, ...
|
|
|
|
Andreï Victorovitch Dmitriev est un écrivain et scénariste russe né en 1956 à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg).
|
|
|
Bakhtine est issu d'une famille de la noblesse appauvrie. Il étudie les lettres à l'université de Saint-Pétersbourg, puis devient professeur à Vitebsk. Dans cette ville à la vie culturelle animée, il se lie avec les critiques Nicolas Volochinov et Pavel Medvedev.
Il retourne ensuite à Saint-Pétersbourg (devenue Leningrad) et devient collaborateur de l'Institut d'Histoire de l'Art, un haut lieu du formalisme russe. Il publie ses premières études littéraires. Ses amis Volochinov et Medvedev publient deux études dans un esprit très proche du sien. On a ainsi pu penser que Bakhtine lui-même aurait utilisé les noms de ses amis pour déjouer les pressions et la censure, mais cette hypothèse n'a jamais été totalement confirmée.
La période de relative liberté intellectuelle durant la NEP prend fin avec l'arrivée de Staline au pouvoir.[réf. nécessaire] En 1930, Bakhtine est contraint de quitter Leningrad. Du fait de problèmes de santé, il sera toutefois déporté, non en Sibérie, mais au Kazakhstan.
Il parvient néanmoins à revenir à Moscou et continue à publier dans un relatif anonymat. Une ostéomyélite chronique l'oblige à subir une amputation de la jambe. En 1961, il devient directeur de la section de littérature russe et étrangère à l'université de Saransk en Mordovie, non loin de Moscou. Son œuvre est alors redécouverte avec enthousiasme, notamment en France grâce à Tzvetan Todorov et Julia Kristeva.
Il meurt en 1975 à Moscou et il est inhumé au cimetière de la Présentation (Moscou).
|
|
|
Abramov, Aksakov, Alexievitch, Axionov
|
|
|
Pavel (Paul) Alexandrovich Florensky (aussi appelé P.A. Florenskiĭ, Florenskii, Florenskij, en russe: Павел Александрович Флоренский, janvier 1882 - décembre 1937 selon certaines sources) était un théologien orthodoxe russe, philosophe, mathématicien, inventeur et ce que dans l'orthodoxie on appelle un néo-martyr[1]. Il fut parfois comparé par ses contemporains, du fait de l'étendue des domaines auxquels il s'intéressait et dans lesquels il excellait, à Leonardo da Vinci.[2] [3]
Le père Paul Florensky fut un des plus éminents représentants de la renaissance religieuse en Russie au début du XXe siècle. Le père Serge Boulgakov écrit de son ami le père Paul Florensky : « De tous mes contemporains qu’il m’a été donnés de rencontrer au cours de ma longue vie, c’est lui le plus grand… L’œuvre véritable du père Paul, ce ne sont pas ses livres, ni ses pensées et ses paroles, mais lui-même, et toute sa vie, qui est passée au retour de ce siècle au siècle à venir ».
|
|
|
|
Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (en russe : Иван Сергеевич Тургенев / API : ɪˈvan sʲɪrˈɡʲeɪvʲɪtɕ turˈɡʲenʲɪf ; 28 octobre 1818 (9 novembre 1818 du calendrier grégorien) à Orel - 3 septembre 1883 à Bougival) est un écrivain et dramaturge russe. Son nom était autrefois orthographié Tourguénieff[1].
Sa famille est aisée, mais sa mère très autoritaire. Il vit de 1838 à 1841 à Berlin avant de retourner à Saint-Pétersbourg puis de partir pour Londres et s'installer à Paris.
Fedor Dostoïevski, qui le cite en épigraphe à sa nouvelle Les Nuits Blanches, le caricatura ensuite sous le nom de Karmazinov dans Les Possédés.
Son livre le plus célèbre est Pères et Fils, qui met notamment en scène des nihilistes - dénomination qu'il invente avant qu'elle ne passe à la postérité - et auxquels il oppose le « héros positif ».
Gustave Flaubert et Émile Zola furent ses amis mais ses relations avec ce dernier devinrent de plus en plus distantes à mesure que grandissait son succès. Tourgueniev n'appréciait pas, entre autres, les campagnes de presse de Zola.
|
|
|
Viatcheslav Ivanovitch Ivanov (en russe : Вячеслав Иванович Иванов) (né le 16 février 1866 à Moscou – mort le 16 juillet 1949 à Rome) était un poète et dramaturge russe lié au mouvement du symbolisme russe. Il fut également un philosophe, un traducteur et un critique littéraire.
|
|
|
LA REVUE HIPPOCAMPE : ESSAI DE DEFINITION
L'hippocampe est un petit animal marin à tête de cheval et aux multiples caractères préhistoriques. Il assure par son apparence, la continuité entre de très longues séquences temporelles. L'hippocampe est également un secteur du cerveau qui participe à la fixation des souvenirs et à la structuration de la mémoire. Il contribue à l'anticipation dans le présent, grâce à l'usage des traces du passé. C'est au croisement sémantique de ces termes, que se place la revue littéraire et artistique du même nom.
Hippocampe est régie par l'appareil méthodologique du montage, qui fut développé par trois intellectuels de la première moitié du XXe siècle, dont nous revendiquons l'héritage : Walter Benjamin avec son Livre des Passages, Aby Warburg avec son Atlas Mnémosyne et Georges Bataille dans sa revue Documents.
Hippocampe est pluridisciplinaire : les disciplines sont croisées au sein d'un numéro et au sein des articles pour conserver une ouverture maximale sur le spectre des connaissances (littérature, arts plastiques, histoire de l'art, anthropologie, musique, cinéma, philosophie...).
Hippocampe est thématique : chaque numéro appelle un thème qui ne peut être que partiellement circonscrit, grâce à la convergence de multiples points de vue et de regards éclatés tant spatialement que temporellement.
Hippocampe convoque simultanément des textes anciens peu connus ou non édités, des articles à caractère scientifique commandés à des spécialistes, ou des contributions sensibles mettant en jeu une dimension subjective.
Hippocampe donne toute son importance au texte, l'image n'étant qu'un support permettant de prolonger les idées et débats soulevés par les mots.
Hippocampe est une fenêtre ouverte sur le monde contemporain, dont l'encadrement est bâti de matériaux dispersés dans le temps.
|
|
|
Ce n'est qu'au début des années 1990 que l'on a pu établir la véritable identité de M. Aguéev : Mark Levi. Mark Levi est né aux alentours de 1900, a vécu à Moscou pendant la révolution russe, puis à Istanbul. Il est rentré en URSS en 1943, après avoir été soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat de l'ambassadeur allemand. Il est mort en 1975 à Erevan, où il était professeur de langues.
|
|
|
Alexeï Remizov était un écrivain russe né à Moscou en 1877 et mort à Paris en 1957). Il s'est établi en France en 1923.
Ses Œuvres en huit volumes (1910-1912) comprennent des romans modernistes (L'étang, Sœurs en croix), des contes et légendes finement ouvrés, des miracles et des diableries. Il élabore ensuite une composition en mosaïque qui lui permet de préserver des pans de passé, soit historique (documents anciens dans La Russie dans ses écrits), soit intime (souvenirs de sa femme d'abord : Sur champ d'azur, Olia, De rose auréolée). Il mêlera ensuite les deux en introduisant un narrateur-témoin, avatar ambigu de l'auteur, qui lui permet de donner valeur épique au passé récent (La Russie dans le tourbillon, 1927, où la juxtaposition parfois discordante de rythmes et registres différents donne à sentir le "tourbillon" des années 1916-1921) ou de le décaler vers le merveilleux, le narrateur devenant le double ironique d'un héros de conte (Sur les corniches 1929, Le maître de musique 1983, La flûte aux souris 1953). Il entame dans les années 1930 une réflexion poétique sur la littérature russe (Le feu des choses 1954) et une vaste autobiographie lyrique au "passé lointain" (Les yeux tondus 1951, Le casson 1986, La ravine de Pétersbourg 1981) articulée autour de thèmes du roman d'éducation et d'initiation qui coïncident avec des archétypes du conte (perte, départ, errance, interventions bénéfiques, acquisition d'une famille nouvelle - littéraire et culturelle pour Remizov - remplaçant la famille biologique...). L'écrivain y affirme sur le mode tantôt plaisant tantôt grave que face à tous les bouleversements c'est la mémoire, personnelle et culturelle, qui fonde la dignité de l'homme. Remizov a par ailleurs pratiqué des genres très divers: légendes stylisées, parfois émaillées d'anachronismes (Les trois serpes 1927), contes paillards (Contes secrets 1920), recueils de rêves kaléidoscopiques (Martyn Zadeka 1954), hommages littéraires (Kukkha 1923, hommage à V. Rozanov). Les dessins, collages et albums calligraphiés complètent une œuvre d'une grande variété, qui a exercé une influence profonde sur la prose russe, notamment dans les années 1920, et qui connaît actuellement un regain d'intérêt en Russie même.
Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, près de Paris.
|
|
|
|
Le constructivisme est un courant artistique né au début du XXe siècle en Russie, en « parallèle » à un autre mouvement : le suprématisme, et dont le manifeste fut écrit en 1920 par les frères Pevsner et Gabo. Leur première exposition aura lieu à la galerie Van Diemen à Berlin en 1922, sous le nom de "Première Exposition d'Art Russe". Cette date renvoie aussi début de la révolution russe. Ce mouvement proclame une construction géométrique de l'espace, utilisant surtout des éléments tels que le cercle, le rectangle et la ligne droite. Ce mode de pensée s'adapte donc aussi bien à la sculpture qu'au design voire à l'architecture. L'œuvre architecturale de Josef Chochol en est d'ailleurs une représentation caractéristique. Ce projet se développe surtout sur les bases du cubisme et du futurisme. La caractéristique de ce mouvement résulte en le fait qu'il n'a jamais existé de programme esthétique clairement défini ce qui permet donc encore de pouvoir allouer ce terme à certaines œuvres plus modernes. De plus, ce mouvement engendre une disponibilité et une activité créatrice de la part des écrivains, architectes, peintres uniques dans l'histoire.
Le fondateur et membre le plus célèbre de ce mouvement fut Vladimir Tatline. En firent également partie les frères Naum Gabo et Antoine Pevsner, Vladimir Choukhov, Alexandre Rodtchenko et Lazar Lissitzky. D'après les artistes, membres de ce mouvement, le but est d'exclure le réel de l'œuvre en créant une tension au sein de l'œuvre. Dès 1914, Tatlin propose une toile, sorte de « reliefs picturaux », issu de son analyse après une visite des ateliers de Picasso dont l'objectif est d'élargir les limites spatiales de la sculpture. En effet, ces œuvres qui servaient de modèles pour la réalisation de ces peintures cubistes, prennent chez Tatline, une valeur autonome. La deuxième série de « reliefs picturaux » peinte par Tatlin propose enfin des formes totalement abstraites. Chaque élément, chaque forme possède donc dès lors une dynamique qui lui est propre. Le constructivisme doit beaucoup aux débats qu'il entretient avec le suprématisme de Malevitch, qui touche aux mêmes problèmes à la même époque. À la suite de la Révolution d'Octobre de 1917, les deux courants cherchent dans des voies parallèles la définition d'un art révolutionnaire et libéré des contraintes du réel. Les suprématistes affirment que l'art est libre et indépendant. Pour Tatlin et ceux qui l'entourent, l'art est au service du peuple et doit donc être le messager du pouvoir communiste. Ce mouvement a notamment inspiré les théories architecturales enseignées à l'école du Bauhaus en Allemagne (1919-1933). Il donna lieu également à l'art cinétique.
L'œuvre emblématique du constructivisme est le projet pour un Monument à la Troisième Internationale, de Vladimir Tatline.
|
|
|
|
Issu d'une famille d'origine polonaise, Olecha passe son enfance à Odessa. Il publie ses premiers poèmes à l'âge de 17 ans. Il entre à l'agence de presse Iougrosta en 1917, puis travaille comme journaliste dans la revue du Syndicat des Cheminots.
Il part pour Kharkov en 1922. En 1924, il écrit le conte Les Trois Gros, qui sera publié quatre ans plus tard. En 1927, il publie L'Envie, un court roman qui remporte un énorme succès. Comme la plupart des écrivains de sa génération, il doit renoncer au roman dans les années trente après la prise de pouvoir de Staline. Il écrit plusieurs pièces pour le Théâtre d'Art de Moscou, des scénarios de film ainsi que des contes pour enfants. Il consacre l'essentiel de son travail d'écrivain à son journal qui paraîtra de façon posthume en 1965 sous le titre Pas un jour sans une ligne.
Son style est caractérisé par des métaphores audacieuses et des notations impressionnistes.
|
|
|
Fils du grand poète yiddish Peretz Markish, accusé de haute trahison et exécuté en 1952, David Markish est condamné à l'exil au Kazakhstan. De retour à Moscou, après la réhabilitation des victimes de Staline, il suit des études de littérature à l'institut Gorki. Il émigre en Israël en 1972 où il produit, en russe, l'essentiel de son oeuvre. Il devient ainsi un auteur de renom traduit en plus de six langues et récompensé par de nombreux prix littéraires. Il écrit une douzaine d'ouvrages les plus divers comme des romans, récits, nouvelles ou reportages. Parmi ses trois romans parus en français, on retrouve 'Il était une fois en Asie soviétique' publié en 1981, 'Le Journal d'un fossoyeur' en 1995 et 'Comme tout le monde' en 2000. L'année 2005 marque le retour de David Markish avec son roman 'L' Ange noir' qui précède en librairies 'Le Cercle blanc', paru en 2008.
|
|
|
Mikhaïl Youriévitch Lermontov (en russe : Михаил Юрьевич Лермонтов; 15 octobre 1814 – 27 juillet 1841) est un poète et romancier russe, souvent appelé le « poète du Caucase ».
|
|
|
Écrivaine romande de langue française, Mary Anna Barbey est née aux Etats-Unis. Après des études de philosophie, elle a épousé un pasteur vaudois et vit, depuis lors, entre la Suisse et la Provence.
En 1980, elle a créé les premiers ateliers d'écriture de Suisse romande. Elle anime encore régulièrement des stages et des séminaires en privé, ainsi que dans le cadre de la Ligue contre le cancer.
Mary Anna Barbey a travaillé comme journaliste spécialisée pour la radio et la presse écrite où ses chroniques ont eu un large retentissement. Parallèlement, elle a beaucoup œuvré pour la promotion du planning familial en Suisse.
Son premier livre, Eros en Helvétie, a paru en 1981 aux Editions Bertil Galland. Il vient d'être réédité aux Editions des Sauvages. En tout, sept livres ont paru sous sa plume, dont le best-seller Nous étions deux coureurs de fond. Elle a également dirigé deux recueils de témoignages et participé à plusieurs ouvrages collectifs. Actuellement, elle prépare un roman policier.
|
|
|
Vassily Rozanov (1856-1919) est peu connu en Russie et presque inconnu chez nous. Pourtant ses écrits passionnèrent les milieux intellectuels de la période pré-révolutionnaire. Biély, Berdiaev, Chestov, Florenski saluèrent son génie. Il commença comme la plus douce brebis du troupeau slavophile, conservateur, respectueux des autorités constituées, surtout des trois principes russes intangibles: autocratie, orthodoxie, nationalisme. Il semblait qu’il n’y eût pas d’homme plus scrupuleux que lui à vivre dans la tradition et à suivre les chemins battus. Pourtant il est allé à des excès de révolte dont les révolutionnaires n’ont pas idée.
|
|
|
|
Nicolas Vassiliévitch Gogol (en russe : Николай Васильевич Гоголь, Nikolaï Vassilievitch Gogol et en ukrainien : Микола Васильович Гоголь, Mykola Vassyliovytch Hohol) est un écrivain russe d'origine ukrainienne, né à Sorotchintsy le 20 mars 1809, et mort à Moscou le 4 mars 1852 (21 février 1852, ancien style).
|
|
|
La vie de Dombrovski est marquée par les persécutions de la dictature stalinienne. En 1932, alors qu'il est encore étudiant, il est arrêté une première fois (pour « avoir empêché par son action l’assemblée générale des étudiants de statuer sur une affaire importante »), et assigné à résidence à Almaty (alors Alma-Ata), au Kazakhstan. Sans raison valable, il est incarcéré pour six mois, en 1937. En 1939, les autorités communistes l'enferment dans un goulag de la Kolyma, dans l'extrême nord-est sibérien. Gravement malade, il a la chance d'être autorisé à revenir à Almaty en 1943. La troisième et ultime arrestation a lieu en 1949, dans le cadre de la lutte contre la menace cosmopolite : Dombrovski était d'origine rom). Cette fois, Dombrovski est déporté à Taïchet, près d'Irkoutsk. Quelques années après la mort de Staline, il est libéré, puis réhabilité et autorisé à revenir à Moscou en 1957. En tout, il aura donc passé un quart de siècle relégué ou emprisonné. Dombrovski se consacre ensuite à la littérature, activité qu'il avait débutée en exil. Il meurt à Moscou le 29 mai 1978, quelques semaines après avoir été battu par des inconnus, sans doute des agents du KGB, peu après la publication à Paris de son chef-d'œuvre La Faculté de l'inutile.
|
|
|
|
Sergueï Aksakov était issu d'une famille de noblesse terrienne, plutôt désargentée, et fut élevé dans la propriété familiale de Novo-Aksakovo, près d'Oufa. Son père était fonctionnaire et sa mère - née Maria Nikolaïevna Zoubova - fort cultivée. Comme Tolstoï, il fit ses études à l'université de Kazan. Après la guerre de 1812 contre Napoléon, où il s'illustra au combat, il se retira dans ses terres de Nadejdino, près d'Orenbourg. Vingt ans après, il s'installa à Moscou, où il publia des ouvrages sur la nature, la pêche et la chasse, qui recontrèrent un immense succès dans la société de l'époque. En 1827, sur recommandation de Chichkov, il entra à la commission de censure de Moscou.
Aksakov était l'ancien propriétaire d'Abramtsevo, près de Moscou, où il reçut Nicolas Gogol.
Il publia Chronique familiale, en 1856 et d'autres ouvrages décrivant la vie de la noblesse de province et son rapport à la nature.
Il était le père de trois écrivains, membres du mouvement slavophile : Constantin, Ivan et Vera.
|
|
|
|
|
Viktor Pelevine est souvent présenté comme "le plus novateur des écrivains russes contemporains". Après une formation d'ingénieur en électromécanique, il se tourne vers le journalisme. C'est avec la publication de La Flèche jaune, en 1996, qu'il sera reconnu comme écrivain. Dans les romans qui suivront, comme L'Ermite et SixDoigts, La Vie des insectes ou La Mitrailleuse d'argile, le style de Pelevine est désormais reconnaissable. Tout en faisant surgir des éléments fantastiques ou absurdes (des êtres à la fois humains et insectes dans La vie des insectes, un Schwarzenegger côtoyant Raskolnikov dans La Mitrailleuse d'argile), Pelevine se base sur la vie quotidienne des milieux populaires de Russie et d'URSS (référence aux jeux vidéos, aux groupes de rock américains, aux séries télévisées...).
Qualifié de post-moderne, son oeuvre se révèle ainsi un savant concentré de "mythes officiels soviétiques" et de considérations plus mystiques inspirées par le bouddhisme. L'aspect onirique de ses romans fait également de lui un héritier d'une tradition littéraire russe incluant Nicolas Gogol et Boulgakov. Saturée d'absurde et souvent dénuée de sens en apparence, l'oeuvre de Pelevine veut, à la façon d'un Samuel Beckett, peindre au mieux, et dans toute sa misère, la condition humaine.
|
|
|
|
Babel, Bakhtine, Baranskaïa, Berelowitch, Biély, Block, Bogdanov, Boulgakov, Bounine, Brioussov
|
|
|
Vsevolod Ivanov (1895-1963), écrivain voyageur, ami de Gorki, fut l'un des membres des Frères Sérapion, mouvement littéraire des années 1920 dont Trorski écrivait: "C'est comme s'ils sentaient pour la première fois que l'art a ses propres droits." Ivanov a gardé de sa jeunesse aventureuse un goût prononcé pour une écriture satirique et haute en couleurs qui a marqué toute son oeuvre.
|
|
|
Natalia Chmelkova a fait partie de ce milieu littéraire et artistique moscovite qu'elle évoque avec chaleur dans son livre de souvenirs, qui est en même temps un précieux et rare témoignage sur ces années.
|
|
|
|
Olga Sedakova, née en 1949 à Moscou, est essentiellement poète. Elle est également philologue, professeur de littérature à l’université de Moscou, traductrice (Dickinson, Eliot, Pound, Dante, Rilke, Celan, Baudelaire, Ronsard, Claudel, Saint-François d’Assises), et auteur de très nombreux essais (sur la poésie, la littérature, la langue, les textes liturgiques, ...).
Proche, dans les années 70, de l’école structuraliste de Tartu que dirigeait Iouri Lotman, et se rattachant à ce qu’on appelait alors la « seconde culture », ses poèmes ont d’abord circulé sous forme de samizdat.
Son premier recueil est publié à Paris, aux éditions YMCA-Press en 1986. Les publications se sont ensuite multipliées en Russie, comme à l’étranger où elle est traduite dans plus de quinze langues. De nombreux prix, en Russie et à l’étranger, honorent son oeuvre.
Olga Sedakova ou la résistance de la forme, Olga Sedakova, un poète contemporain à contre-courant* (qui se reconnaît comme maîtres Khlebnikov, Mandelstam, Dante, et Rilke) est « une des figures les plus remarquables et des plus
singulières de la poésie russe actuelle ».
|
|
|
|
Kazimir Severinovitch Malevitch (en russe : Казимир Северинович Малевич ; ISO 9 : Kazimir Severinovič Malevič), né à Kiev (Ukraine, Empire russe) le 23 février 1879 de parents d'origine polonaise et décédé le 15 mai 1935 à Léningrad, est un des premiers artistes abstraits du XXe siècle. Peintre, dessinateur, sculpteur et théoricien, Malevitch fut le créateur d'un courant artistique dénommé par lui : « suprématisme ».
|
|
|
|
|
|
Nikolaï Semionovitch Leskov (en russe : Николай Семёнович Лесков) (16 février 1831 - 5 mars 1895) est un écrivain et journaliste russe. Il écrivit aussi sous le pseudonyme de M. Stebnitski. De nombreux Russes le considèrent comme « le plus russe de tous les écrivains russes ».
Ses œuvres principales sont : Chroniques, Gens d'Eglise, Lady Macbeth du district de Mtsensk dont Chostakovitch tira un opéra, et la nouvelle fantastique L'Aigle blanc.
|
|
|
|
Svetlana Alexandrovna Alexievitch née le 31 mai 1948 à Ivano-Frankivsk[1], est écrivain et journaliste biélorusse, dissidente soutenue par le PEN club et la fondation Soros.
Pièce de théâtre « La Supplication »
Elle a reçu de nombreux prix prestigieux pour son roman La Supplication - Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse (1997). Ce livre reste cependant toujours interdit en Biélorussie.
Elle est aussi l'auteur de Cercueils de Zinc (1990, 1991 pour la version française), qui recueille des témoignages de soviétiques ayant participé à la guerre Russo-afghane, et de La guerre n'a pas un visage de femme (2004), ce dernier ouvrage retraçant par des interviews le récit de femmes soldats de l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale.
|
|
|
|
Ecrivain emblématique de la Russie du XIXe siècle, Fiodor Dostoïevski compte parmi les hommes de lettres dont l'oeuvre a donné une inflexion durable au paysage littéraire. Au terme d'une enfance marquée par la douleur et le deuil, il pénètre les milieux intellectuels progressistes petersbourgeois et s'engage en politique. Arrêté par le tsar et condamné à quatre ans de bagne en Sibérie, il découvre les couches populaires brimées, ce qui contraint l'intellectuel de salon qu'il était à s'ouvrir à une toute autre réalité. Il renoue alors avec les libéraux et devient un nationaliste convaincu, fervent défenseur du 'bon peuple russe'. Inspiré par ses lectures, notamment par Balzac qu'il traduit dans sa langue, Fiodor Dostoïevski se met tôt à publier des romans. Son écriture, résolument marquée par l'abondance des dialogues et la multiplicité des points de vue, est au fondement des enjeux romanesques contemporains : le 'type' littéraire est délaissé au profit de personnages complexes et ambigus qui se construisent à travers leurs interactions sociales, comme dans 'Crime et châtiment' ou 'Les Frères Karamazov'. Son oeuvre tourmentée, hantée par la recherche de l'authenticité, s'attache à décrire le monde dans toute sa réalité. Tant dans sa vie que dans son travail d'écriture, Dostoïevski est aux prises avec une profonde inquiétude métaphysique, et habité par une foi ardente. Sa carrière ne cesse d'osciller entre exaltation et désillusion et ce n'est que très tardivement qu'il est reconnu. Depuis les années 1950, nombreux sont les auteurs qui, à l'heure où tout devient dialogue, se revendiquent de sa filiation.
|
|
|
|
Chestov, Chichkine, Chméliov, Chmelkova, Choulguine
|
|
|
Né à Payerne en 1940, Etienne Barilier vit aujourd'hui à Pully. Il a publié des romans et des essais; il a tarduit en français Friedrich Dürrenmatt, Ludwig Hohl, Adolf Muschg et Frank Wedekind.
|
|
|
|
Né le 23 octobre 1946, de nationalité française. Etudes supérieures à l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud et à l'Université de Paris-Sorbonne (1964-1968). Agrégé de russe. Doctorat de troisième cycle en Histoire et civilisations à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) (Paris, 1979).
Sujet de la thèse: Ecole et idéologie dans la Russie soviétique des années 1920. Chargé de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (1980-1990), maître de conférences à l'EHESS (1990-1998), directeur d'études à l'EHESS (depuis 1998), professeur d'histoire à l'Université de Genève depuis 2000. Directeur de la revue L'Autre Europe (Lausanne-Paris) (1984-1995) Membre du Comité de rédaction des Cahiers du Monde russe (EHESS, Paris) et de la Revue des Etudes Slaves (Paris)
|
|
|
En 1847, Ivan Gontcharov publie son premier roman 'Une Histoire Ordinaire', et commence la rédaction d''Oblomov', son chef-d' oeuvre, publié en 1859 et qu'il mettra dix ans à rédiger. En tant que haut fonctionnaire, il travaille pour le Ministère de l'Instruction Publique, puis comme attaché au Ministère des Finances où lui incombe la tâche d'établir les premières relations commerciales avec le Japon. A cet effet il embarque sur une frégate, relaté dans 'La Frégate Pallas', document sociologique et ethnographique unique pour son temps. Il sera ensuite nommé à la censure et aux affaires de presse. Son oeuvre comporte des essais, des critiques, des portraits, des nouvelles, des contes, de la poésie et des traductions (Schiller, Goethe), des analyses critiques (Balzac, Zola, Flaubert, les Goncourt, Lermontov). Il est l'un des fondateurs du roman réaliste russe, et maître du réalisme positif. Monument de la littérature russe, 'Oblomov' crée un personnage mythique, donnant naissance au concept d'oblomovisme. Son héros ne se bat pas, ne quitte ni sa robe de chambre ni son domicile, passe du canapé au lit et vice versa, n'agit que dans ses rêves, engourdi par une enfance trop protégée, inapte à la vie. Deux ans après l'abolition du servage par le tsar (1857), ce roman satirique raconte avec humour la disparition des petits propriétaires terriens, face à la nouvelle élite de l'industrialisation. Son dernier livre, 'Le Ravin' (1869) fait le procès du nihilisme.
|
|
|
Auteur de romans et de pièces de théâtre, Ludmila Petrouchevskaïa naît à Moscou en 1938. Après des études de journalisme à l'Université d'État de Moscou, elle commence à écrire de la fiction. L’année 1972 voit son premier livre publié ; liberté éphémère puisqu’elle sera par la suite interdite de publication pendant dix ans. Pendant ces années de silence, Ludmila Petrouchevskaïa occupera différents postes de journaliste, tant pour la radio, la télévision que pour la presse écrite.
Longtemps censurée, elle connaître avec la fin de l’URSS un véritable succès. Son roman The Time : Night (1992) sera ainsi traduit dans plus de trente langues et sera même mis au programme de nombreuses universités étant considéré comme l'un des ouvrages les plus importants du XXe siècle. En 1991, la Fondation allemande Alfred Toepfer lui a attribué le prix Poutchkine, qui récompense l'œuvre des plus grands poètes russes. En 2002, elle a reçu Le Triomphe, le Prix russe le plus prestigieux, pour l'ensemble de son œuvre et Prix d'État de la Fédération de Russie en 2003.
Parallèlement à ces nombreuses activités littéraires, Ludmila Petrouchevskaïa s’adonne également à la musique et à la peinture. Ses peintures rejoindront les collections du musée Pouchkine et du Musée russe de Saint-Pétersbourg.
|
|
|
Mikhaïl Aleksandrovitch Cholokhov (en russe : Михаил Александрович Шолохов) est un écrivain russe (24 mai 1905 - 21 février 1984). Il a reçu le Prix Nobel de littérature en 1965. Il est notamment l'auteur du Don Paisible.
|
|
|
Licence en Lettres (russe, français, histoire) à l'Université de Genève (2001). Sujet de mémoire de licence: "Viktor Pelevin ou les jubilations de l'imposture". A défendu son doctorat en juin 2009 : "De l'émigré au déraciné: une génération d'écrivains russes à la lumière du modernisme français (1920-1940)". Assistante de recherches de 2002 à 2004 sur le projet de recherche du Fonds National "La réception de la littérature française par les écrivains émigrés russes à Paris (1920-1940)". Assistante à l'unité de russe de la Faculté des Lettres de 2005 à 2009. Boursière du Fonds National en 2009-2010, actuellement maître-assistante à l'Université de Genève.
|
|
|
|
Boris Andreïevitch Pilniak (Mojaïsk 11 octobre 1894 - 21 avril 1938) est un écrivain russe. Auteur critique à l'égard de la mécanisation et de l'urbanisation de l'URSS, il a écrit plusieurs romans dont le cadre est la Révolution de 1917. Cet esprit critique, comme la richesse et la complexité de son écriture, lui ont valu d'être progressivement mis au ban des écrivains soviétiques et, pour finir, d'être victime des Grandes Purges de 1937.
|
|
|
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne[1], en russe : Александр Исаевич Солженицын, transcription internationale : Aleksandr Isajevič Solženicyn, (11 décembre 1918, Kislovodsk – 3 août 2008, Moscou) est un romancier et dissident russe, auteur notamment de Une journée d'Ivan Denissovitch et de L'Archipel du Goulag.
|
|
|
Auteur de romans, de nouvelles et d'essais, Mark Kharitonov vit à Moscou. Il se fait connaître en 1992, date à laquelle il est lauréat du premier Booker Prize russe. Ni dissident, ni militant, son travail est cependant censuré jusqu'en 1976, puis à nouveau jusqu'en 1988. Son oeuvre peut se lire à un double niveau, à la fois comme récit et comme quête philosophique. Une dizaine de ses ouvrages sont traduits en français.
|
|
|
Friedrich Gorenstein est né en 1932 à Kiev, en Ukraine, il publie sa première nouvelle en 1964, La Maison à tourelles, qui sera alors sa seule publication en U.R.S.S. De 1966 à 1979, il écrit en particulier Kim ou l'hiver 53, Degrés, Le Rachat, La Place, Psaume
En 1979, il se réfugie à Berlin, où il mourra en 2002.
|
|
|
Davydoff, Dombrovsk, Dostoïevski, Dombrovsk
|
|
|
|
|
Né à Lausanne en 1950, Olivier Beetschen a étudié les littératures française et allemande à l’Université de Fribourg. Il a vécu à Berlin puis à Paris avant de s’installer à Genève en 1977.
Poète (Le Sceau des Pierres, 1996; Après la comète, 2007) et écrivain, Olivier Beetschen enseigne à Genève. Il dirige la «Revue de Belles-Lettres» depuis 1989.
|
|
|
Édouard Veniaminovitch Limonov (en russe, Эдуард Вениаминович Лимонов), né le 22 février 1943, est un écrivain politique franco-russe et dissident politique, fondateur et chef du Parti national-bolchevique.
|
|
|
Après une enfance passée à Magadan où ont été déportés ses parents, Vassili Axionov entame des études de médecine à Leningrad avant de se consacrer à l'écriture. Son premier roman, 'Confrères', remporte un franc succès en 1960. Suivent alors une vingtaine de romans et de nouvelles où prédomine la notion de liberté de corps et d'esprit, contrant l'imagerie officielle en vigueur (' L' Oiseau d'acier', 'Les Oranges du Maroc', 'Surplus en Stock-Futaille'). Expulsé de son pays natal en 1980 après la découverte par le KGB du manuscrit de 'Une brûlure', il est déchu de sa nationalité russe. Vassili Axionov s'exile à Washington où il enseigne la littérature et publie en 1989 son oeuvre sans doute la plus connue, 'Une saga moscovite', histoire tragique d'une famille de médecins sous Staline et dénonciation des dramatiques conditions de vie en URSS. Récipiendaire du Booker - la principale distinction littéraire russe en 2004 - pour 'A la Voltaire', l'auteur de 'Lumineuse césarienne' ne retourne dans son pays qu'au début des années 1990. Paru en 2009, 'Terres rares', son dernier roman, a pour décor Biarritz où il vit une partie de l'année et pour sujet le mode de vie dispendieux des oligarques. 'Dissident littéraire' jusqu'à la fin de sa vie, Vassili Axionov est l'un des grands noms de la littérature russe du XXe siècle.
|
|
|
Boris Nikolaïevitch Bougaïev, connu sous le pseudonyme d'Andreï Biély ou André Bély, né le 26 octobre 1880 à Moscou et décédé le 8 janvier 1934, est un poète et écrivain russe.
Andreï Biély est considéré comme l'un des plus grands écrivains russes du XXe siècle. Il a eu une forte influence sur la langue russe moderne, un peu comme James Joyce sur l’anglais, et Goethe sur l’allemand. Avec son ami, Alexandre Blok, il fut un des chefs de file de la seconde génération symboliste en Russie. Très doué et instruit dans plusieurs disciplines dont les mathématiques, les sciences naturelles, la philosophie, il était aussi musicien et dessinateur.
|
|
|
V. Choulguine (1878-1976), journaliste monarchiste convaincu, député à la seconde Douma d'Empire en 1907, partisan du général Wrangel après la victoire bolchévique
|
|
|
|
Velimir Khlebnikov (en russe : Велимир Хлебников), de son vrai nom Viktor Vladimirovitch Khlebnikov (en russe : Виктор Владимирович Хлебников), Velimir étant un pseudonyme, est un poète russe, né le 9 novembre 1885 (28 octobre du calendrier julien) et décédé le 28 juin 1922.
|
|
|
Né en 1941 en Valais, Jean-Luc Benoziglio a passé son enfance en Suisse où il a fait ses études. Etabli à Paris depuis quarante ans, passionné d'histoire, il est l'auteur de quatorze romans pour lesquels il a reçu plusieurs prix. Dès son premier titre, Quelqu'un bis est mort (1971), sa marque de fabrique est «un humour noir et cinglant, un sens ravageur de la satire doublé d'un amour immodéré du jeu de mots - parfois de la facétie potache - au service d'une charge féroce, ainsi qu'une perception aiguë, profondément mélancolique, de la vanité de toute chose», écrit Aline Delacrétaz dans la revue "Viceversa 1"
Les romans de Benoziglio sont empreints de la figure d'un père peu connu, disparu alors que l'auteur avait 25 ans. Ses pères en littérature? Il cite Laurence Sterne et son Tristram Shandy , James Joyce, Raymond Queneau et Georges Perec, ainsi que Rabelais, pour le rire bien sûr.
Entre autres traductions, quatre de ses romans sont parus en allemand chez Rowohlt, et Louis Capet est récemment sorti chez Die Brotsuppe à Bienne.
|
|
|
Alekseï Maksimovitch Pechkov (en russe : Алексей Максимович Пешков), né le 16 mars/28 mars? 1868 à Nijni Novgorod et mort le 18 juin 1936[1] à Moscou, plus connu sous le pseudonyme de Maxime Gorki – parfois orthographié Gorky – (Максим Горький), est un écrivain russe soviétique considéré comme un des fondateurs du réalisme socialiste en littérature et un homme engagé politiquement et intellectuellement aux côtés des révolutionnaires bolcheviques. (Maxime était le prénom de son père et gorki est un mot russe signifiant « amer »).
Enfant pauvre et autodidacte, formé par les difficultés et les errances de sa jeunesse, passé par le journalisme, il devient un écrivain célèbre dès ses débuts littéraires. Auteur de nouvelles pittoresques mettant en scène les misérables de Russie profonde (Essais et Histoires, 1898), de pièces de théâtre dénonciatrices comme Les Bas-fonds en 1902 ou de romans socialement engagés comme La Mère, publié en 1907, il racontera aussi sa vie dans une trilogie autobiographique : Enfance/ Ma vie d'enfant (1914), En gagnant mon pain (1915-1916), Mes universités (1923).
Dès ses débuts littéraires, Gorki partage l'idéal des partis progressistes et se lie avec les bolcheviques et avec Lénine. Plusieurs fois emprisonné pour ses prises de position, en particulier lors de la révolution avortée de 1905, il quitte la Russie et voyage aux États-Unis pour collecter des fonds pour le mouvement bolchevique. À son retour en 1906, il doit s'exiler à Capri pour des raisons à la fois médicales et policières.
Rentré en Russie à la suite d'une amnistie en 1913, Maxime Gorki est proche de Lénine et des révolutionnaires mais formule des critiques dès novembre 1917 qui lui valent les menaces du pouvoir : inquiet et malade de la tuberculose, il quitte la Russie en octobre 1921 et se fixe de nouveau dans le sud de l'Italie en 1924.
Encouragé par Staline, il revoyage en URSS en 1929 et s'y réinstalle définitivement en 1932 : il devient un membre éminent de la « nomenklatura » soviétique et participe à la propagande du régime qui l'honore mais le surveille en même temps. Il meurt en juin 1936 dans des circonstances qui ont prêté au soupçon, mais ses funérailles nationales l'établissent comme l'écrivain soviétique exemplaire qu'immortaliseront écrits et statues.
|
|
|
Petit-fils d'André Békétov, botaniste et recteur de l'Université de Saint-Pétersbourg, Alexandre Blok est né à dans une famille aisée de la même ville. Il a pour père un professeur de droit à Varsovie, excellent musicien et fin styliste, qu'il ne connaît guère. Après la séparation de ses parents peu après sa naissance, il fréquente le monde aristocratique dans le manoir de Shakhmatovo, près de Moscou, où il découvre la philosophie de son oncle Vladimir Soloviev ainsi que les poètes du XIXe siècle tels que Fiodor Tiouttchev et Afanassi Fet (1820-1892), poète précurseur de l'impressionnisme russe. Passionné de théâtre, Blok participe à de nombreux spectacles d'amateur dans la maison d'une jeune femme, Liouba Mendeleïeva (fille de l'illustre chimiste). Il y puise son inspiration et son influence pour sa première pièce. Il commence en 1898 des études de droit, mais la découverte de la poésie et de la philosophie moderne l'oriente vers les lettres.
Il tombe amoureux de Liouba Mendeleïeva qu’il épouse en 1903. Cette relation est progressivement mise à mal pour diverses raisons. Dès lors il mène une vie privée tumultueuse, fréquentant souvent des prostituées et les quartiers tziganes. Il est diplômé des Lettres en 1906. Trois voyages en Italie et en France, tous les six ans un séjour à Bad Nauheim auquel il prête une signification mystique particulière, semblent épuiser la biographie extérieure. Sa biographie intime se trouve tout entière dans son œuvre lyrique que se partagent trois volumes. Le premier volume, fruit de l'influence de Vladimir Soloviev et d'une expérience mystique personnelle, chante les rencontres avec La Belle Dame et leurs illuminations éteintes. Le second marque la retombée, le retour sur terre, vers les hommes, l'abandon aux passions : ironie et dissonances y prédominent. Enfin, le troisième volume, synthèse des deux premiers, évoque le châtiment, le « monde terrible », les destinées tragiques de la Russie : l'art de Blok atteint alors son plein épanouissement.
Dans le dédale de sa vie affective, il noircit nombre de pages teintées de symbolisme, ce qui en fait un des chefs de file du mouvement symboliste en Russie. Vers la fin de sa vie, il s'intéresse candidement à la politique, fréquentant les bolchéviques, mais son manque d'engagement ternit sa réputation et il sombre dans la dépression pour mourir, dit-on, de la famine causée par la guerre civile (cette thèse est parfois controversée). Blok le voyant, immense musicien du Verbe, demeure un poète visionnaire, il est très connu pour son poème à L'Inconnue (Neznakomka), traduit dans toutes les langues. Il ouvrit la porte à toute la modernité poétique russe. Le poète Vladimir Maïakovski fut l'un des premiers à le reconnaître comme un moderne.
Son œuvre la plus célèbre est le poème Les Douze (Dvenatsat) (1916), qui a fait l'objet de nombreuses traductions françaises.
« Acte de rupture, Douze , l'est avant tout avec l'épanchement lyrique de la poésie subjective. Il ne s'agit donc ni de collages ni de récits, mais d'une unité rythmique qui fait de la voix du poème le théâtre d'une multiplicité de voix, et inversement. »
— Olivier Kachler, Douze, Éditions Allia, 2008, p. 75. Seul chef-d'œuvre inspiré par la Révolution qui fut pour lui suprême espoir et suprême désillusion. Il meurt à Saint-Pétersbourg en 1921 de désespoir après de longs mois de souffrances physiques et morales. « Bien sûr, Blok n'est pas des nôtres. Mais il a eu un élan vers nous... Le fruit de cet élan, c'est l'œuvre la plus considérable de notre époque : le poème Les douze restera éternel », écrivit Léon Trotsky dans Littérature et Révolution (1924). Le 16 avril 1920, Blok avait écrit une note sur Les Douze: « On verra bien ce que le temps en fera. Peut-être toute politique est si sale qu'une seule goutte altère le poème et gâte tout le reste ; peut-être qu'elle n'en détruira pas la signification ; peut-être, finalement - qui sait ! - s'avérera-t-elle le ferment grâce auquel on lira Douze dans un temps qui ne sera plus le nôtre. »
Le théâtre de Blok, Les tréteaux (1906) ainsi que la Rose et la Croix (1911), vaut plus par son lyrisme que par ses qualités dramatiques. Ses articles critiques, ses carnets intimes et sa correspondance révèlent un être d'une vérité et d'une exigence rares. Il a été appelé le premier romantique russe. En effet, nul autre que lui n'a autant rêvé de l'absolu sur terre, n'a autant aimé et désespéré à la fois[2]. Il fut par son inspiration mystique et par son lyrisme tragique, portés par une musique sans égale, un précurseur de la modernité poétique russe.
Blok avait écrit : « Pouchkine est mort... Ce qui l'a tué ce n'est pas la balle de D'Anthès. Ce qui l'a tué, c'est l'absence d'air... » Pouchkine avait écrit, note Sophie Laffitte[3], que ce qui existe, c'est la paix et la liberté. Et Blok enchaîne : « Paix et liberté ; elles sont indispensables au poète pour pouvoir libérer l'harmonie. Mais on lui enlève et la paix et la liberté. Non pas la paix extérieure, mais celle qui est nécessaire au Créateur. On lui enlève aussi... la volonté de créer, sa liberté secrète et profonde. Et le poète meurt parce qu'il ne peut plus respirer, la vie a perdu tout son sens. »
Il est enterré au cimetière orthodoxe de Smolensk (Saint-Pétersbourg).
|
|
|
Léon Issaakovitch Chestov (en russe : Лев Исаакович Шестов), né Jehuda Leib Schwarzmann le 13 février 1866 (31 janvier 1866 du calendrier julien) à Kiev et mort le 20 novembre 1938 à Paris, est un philosophe russe de confession juive..
|
|
|
|
Andreï Platonov (Андрей Платонович Платонов), de son vrai nom Andreï Klimentov (Андрей Платонович Климентов), est un écrivain russe de la période soviétique né le 1er septembre 1899 à Voronej et mort le 5 janvier 1951 à Moscou. Son œuvre majeure, Tchevengour (1929), long roman de l'utopie de la construction du socialisme, est restée inédite en Union soviétique jusqu'en 1972, où eut lieu une publication fragmentaire, puis en 1988, pour une publication fidèle au manuscrit original.
|
|
|
|
|
|
Alexandre Grin orthographié aussi Alexandre Grine (Александр Грин) de son vrai nom Alexandre Stepanovitch Grinievsky (Александр Степанович Гриневский), né à Slobodskoï (Russie) le 23 août 1880 mort à Stary Krym (URSS) le 8 juillet 1932, était un écrivain russe représentant du réalisme romantique.
|
|
|
François Berger est né à Neuchâtel (Suisse) où il est avocat au barreau. Il est également membre de la société européenne de culture, de plusieurs sociétés d'écrivains et animateur d'une émission littéraire sur une chaîne de télévision. Auteur de cinq livres de poésie, d'un récit et de quatre romans. Prix Louise Labé 1982, Distinction de la Fondation Schiller Suisse 1985, Prix Auguste Bachelin 1988, Prix du roman poétique 2001 de la Société des poètes et d'écrivains d'expression française. Il a été traduit en italien, roumain, macédonien, grec et arabe.
|
|
|
Alexandre Aleksandrovich Bogdanov (en russe : Александр Александрович Богданов), de son vrai nom Alexandre Malinovski, né le 10 (22) août 1873 à Toula et mort le 7 avril 1928 à Moscou, est un médecin, économiste, écrivain et un homme politique russe.
|
|
|
|
Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (en russe : Александр Сергеевич ПушкинPrononciation) est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou le 26 mai/6 juin[?] 1799 et mort à Saint-Pétersbourg le 29 janvier/10 février 1837.
|
|
|
|
Issue d'une famille d'origine juive assimilée, non croyante et ne parlant pas yiddish, il nait le 12 décembre 1905 à Berdytchiv en Russie impériale (Ukraine). Il étudie à Kiev, puis à Moscou où il écrit ses premiers textes et obtient son diplôme d'ingénieur chimiste en 1929. Il s'installe alors dans la région du Donbass avec sa femme, épousée en 1928. Mais il revient peu de temps après à Moscou et divorce en 1932. Il abandonne son travail d'ingénieur pour se consacrer à l'écriture avec les encouragements de Maxime Gorki.
Lorsque la guerre éclate en URSS en 1941, Vassili Grossman se porte volontaire pour le front. Il devient journaliste dans l'Armée rouge et participe aux principales confrontations avec l'armée allemande. Il est profondément bouleversé par les massacres massifs de civils juifs, en particulier en Ukraine, et commence à réunir des éléments qui donneront plus tard naissance au Livre noir. Il participe activement à la bataille de Stalingrad, et ses récits du front l'amènent au rang de héros soviétique.
Il suit l'Armée rouge dans son offensive vers l'Allemagne. Il est ainsi le premier homme à écrire sur les camps d'extermination nazis en entrant à Treblinka en juillet 1944. Son récit L'enfer de Treblinka (Треблинский ад) servit de témoignage lors du procès de Nuremberg. Il fut aussi le premier journaliste à entrer dans Berlin en 1945. Il apprend que sa mère, restée en Ukraine les premières semaines de l'invasion allemande, a été assassinée à Berditchev avec plusieurs milliers de Juifs soviétiques.
Au retour de la guerre, il prend ses distances avec le régime communisme. Lui qui écrivait des romans de réalisme socialiste devient très critique, en particulier sur la personne de Staline et le sort réservé aux minorités. Ses écrits sont dénigrés par la presse officielle et son livre "Vie et destin" fut saisi par le KGB[1]. En somme, il sera profondément marqué par le complot des blouses blanches qui est pour lui la démonstration du parallèle entre les régimes nazis et soviétiques qui finalement se retrouvent dans l'antisémitisme.
|
|
|
|
Il passe sa jeunesse à Paris où il suit le lycée Condorcet. Il vient à Zurich et suit les classes du gymnase où il obtient une maturité classique
En 1944, il vient à Genève, suit des études d'histoire, il obtient sa licence en 1947. Il travaillera durant treize ans à l'élaboration de sa thèse de doctorat, présentée en 1963.
En 1963 il publie La Suisse romande au cap du XXe siècle
|
|
|
Nicolas Bokov est un écrivain d'origine russe né à Moscou en 1945, émigré en France en 1975. Il vit à Paris.
|
|
|
|
|
|
Alexandre Ivanovitch Kouprine (en russe : Александр Иванович Куприн, translittéré Aleksandr Ivanovič Kuprin), né le 7 septembre 1870 à Narovtchat[1],[2] et mort le 25 août 1938 à Leningrad, est un écrivain russe, pilote, explorateur et aventurier qui est sans doute plus connu pour son œuvre Le Duel (1905)[3]. Parmi ses autres œuvres, on peut citer Moloch (1896), Oléssia (1898), Le Capitaine Rybnikov (1906) et Le Bracelet de grenats (1911)[4]. Vladimir Nabokov le qualifie de Kipling russe pour ses histoires pathétiques d'aventuriers déracinés, souvent névrotiques et vulnérables."
|
|
|
Né en 1938 à Praz-de-Fort, René Berthod vit à Orsières. Au bénéfice d’un brevet de l’Ecole normale et d’une licence en lettres, il se consacre à l’enseignement jusqu’en 1998. De 1957 à 1994, il remplit ses obligations militaires, jusqu’au grade de lieutenant-colonel. En 1960, il entre au comité des Jeunesses conservatrices chrétiennes sociales du Valais romand dont il devient président en 1962 et jusqu'en 1966. . De 1963 à 1971, il est président du Parti démocrate-chrétien d'Orsières et conseiller communal de 1972 à 1980. Sous-préfet puis préfet du district d'Entremont. Président de l’Association régionale de Martigny.
De 1966 à 1978, René Berthod est administrateur de Patrie valaisanne puis de Valais Demain. Il donne sa démission en 1978. De cette même année, il tient une rubrique régulière au Nouvelliste, sous le pseudonyme de Rembarre. Depuis 1984, il est éditorialiste de La Gazette de Martigny où il donne des billets d’humeur depuis 1996.
En 1999, Rembarre reprend du service : il revient au Nouvelliste dans une rubrique de libre opinion sur invitation du rédacteur en chef François Dayer.
|
|
|
Mikhaïl Boulgakov grandit à Kiev, entre à la faculté de médecine en 1909, puis se marie. Inapte au service militaire, il est d'abord réquisitionné pendant la Première Guerre mondiale comme médecin de la Croix Rouge, puis une fois diplômé en 1916, il travaille à l'hôpital rural de Nikolskoïe. C'est à cette époque qu'il commence à écrire 'Les Récits du jeune médecin', qu'il ne termine qu'en 1921 suite à de nombreux changements. Démobilisé pour problèmes de santé, il ouvre son propre cabinet à Kiev mais doit rejoindre l'armée de Petlioura, dont il s'échappe pour suivre l'armée blanche dans le Caucase. Abandonnant la médecine en 1920, il se consacre à la littérature. Rejoignant Moscou, il publie de nombreux articles et travaille à 'La garde blanche', qu'il adapte pour la scène en 1925. Domicile perquisitionné, manuscrits confisqués, pièces tantôt jouées tantôt interdites par le pouvoir, Boulgakov devient assistant-metteur au Théâtre Artistique jusqu'en 1936. Auteur de comédies, de romans sur la guerre civile.. ., ennemi de la bureaucratie et des compromis, cet artiste passionné de théâtre, incompris et écrasé par le pouvoir soviétique, dut se contenter d'emplois subalternes, faute d'être joué.
|
|
|
Zakhar Prilepine (en cyrillique : Захар Прилепин) est un un écrivain, linguiste, journaliste et homme politique russe né le 7 juillet 1975 dans le village de Ilinka (oblast de Riazan). Son vrai nom est Evgueni Nikolaevitch Prilepine (en cyrillique : Евгений Николаевич Прилепин). Prilepine est membre du Parti National-Bolchevik depuis 1996.
|
|
|
Andreï Iouriévitch Kourkov (en russe Андрей Юрьевич Курков, en ukrainien Андрій Юрійович Курков) est un écrivain ukrainien de langue russe né le 23 avril 1961 à Boudougochtch, oblast de Leningrad, RSFSR, URSS.
Kourkov vit depuis son enfance à Kiev et y a terminé ses études à l'institut d'État de pédagogie des langues étrangères en 1983.
Il affirme savoir parler onze langues étrangères - sept d'après ses dernières affirmations.[réf. nécessaire]
Kourkov a exercé différents métiers comme par exemple rédacteur, gardien de prison et caméraman. Depuis 1988, il est membre du PEN club de Londres. Depuis 1996, il vit en partie à Londres. Il a rédigé 18 scénarios de films et de documentaires.
Ses romans ont été traduits en de nombreuses langues, notamment en anglais, français, allemand, néerlandais, espagnol et turc.
Ses romans se caractérisent par un regard acéré et ironique sur la vie dans les sociétés postsoviétiques. On y trouve quantité de situations absconses de la vie quotidienne russe ou ukrainienne qui déformées à l'extrême deviennent surréalistes. Cependant, Kourkov pose un regard toujours grave et tendre sur ses personnages.
|
|
|
|
|
Collaboratrice de l'enseignement et de la recherche, sur le projet FNS «Encyclopédie littéraire de la vie quotidienne soviétique».
Née le 7 juin 1968, de nationalités française et suisse. Etudes à la Faculté des Lettres de l’Université de Genève (licence : 1994) et à l’ETI (diplôme de traduction : 1998). Boursière de l’Université d’Aberdeen (GB) en 1991-1992, stagiaire du RGGU (Moscou) en 1993-1994.
Traductrice et interprète, notamment pour le CICR, en 1995-1996 (mandats trimestriels d’interprète terrain, Nord Caucase, Grozny), responsable de projets culturels en Russie les étés 1995-1996-1997-1998 et 1999 (projet Argos, soutenu par le DIP, Genève, et le Conseil de l’Europe).
Assistante à l’Unité de russe de Genève (1999 -2006). Membre du Comité d’organisation de l’exposition « Goulag, le peuple des zeks », Musée d’ethnographie de Genève, 2003-2004.
Boursière du FNS (Jeunes chercheurs débutants, 2006). Doctorat en langue, littérature et civilisation russes défendu en février 2009 (dir. G. Nivat). Sujet de thèse : la genèse de l’œuvre de Léon Chestov, philosophe du « déracinement ».
Enseignement : Faculté des Lettres de l’Université de Genève : séminaire de grammaire russe, perfectionnement (1999) ; séminaire de lecture de documents historiques (historiographie russe, 17-19e siècles) (1999) ; séminaire de littérature russe, demi-licence (2000) ; séminaire de version (littéraire) (2001-2006).
Université Smith College, Genève : Cours d’expression orale (français), cours de traduction (anglais-français, français-anglais) (2005-2009).
|
|
|
|
|
Peter Bichsel est né le 24 mars 1935 à Lucerne d'un père artisan. Il grandit à Olten, suit l'Ecole normale de Soleure et commence à travailler comme instituteur en 1955. En 1956 il se marie. Il aura deux enfants. Il commence à publier des textes dans des revues littéraires à partir de 1955. En 1964, il se fait connaître au-delà des frontières par son premier livre, publié par Otto F. Walter : Eigentlich möchte Frau Blum den Milchmann kennenlernen. En 1965, il reçoit le prestigieux Prix de la "Gruppe 47" à Berlin. Il continue d'enseigner à l'école primaire jusqu'en 1968. Dès lors il se consacre entièrement à l'écriture et commence notamment à écrire des chroniques, d'abord pour la Weltwoche, puis pour le Tages-Anzeiger et enfin pour la Schweizer Illustrierte. De 1974 jusqu'en 1981 il est conseiller personnel du Conseiller fédéral socialiste Willy Ritschard. Entre 1972 et 1996 il est à plusieurs reprises "writer in residence" dans des villes américaines et allemandes et tient des conférences et séminaires dans plusieurs universités de ces deux pays. Il reçoit de nombreux prix, notamment le "Johann-Peter-Hebel-Preis des Landes Baden-Württemberg" en 1986, le "Gottfried-Keller-Preis" en 1999 et le Prix Charles Veillon en 2000. Il vit depuis 1968 à Bellach, près de Soleure.
|
|
|
Bounine vient d'une famille de propriétaires terriens. Né à Voronej, il y passe les trois premières années de sa vie et ensuite vit dans le domaine familial d'Oziorki, à Boutirki près d'Ielets, où son éducation est confiée à des précepteurs. Il est envoyé au petit lycée d'Ielets à l'âge de onze ans en 1881, mais il retourne chez lui après cinq ans d'études. Son frère aîné le fait étudier et l'encourage alors à lire les classiques russes et à écrire.
À dix-sept ans, il publie son premier poème dans un magazine littéraire de Saint-Pétersbourg, La Patrie et devient correcteur pour un journal local, Le Moniteur d'Oriol. Il part pour Poltava, avec l'une des collaboratrices du journal Varvara Pachtchenko devenue sa maîtresse, en dépit de l'interdiction de ses parents. Il publie à Oriol son premier recueil de poèmes en 1891, puis Sous le ciel ouvert en 1898 et Automne ensuite pour lequel il reçoit le prix Pouchkine en 1901.
En 1889, il suit son frère à Kharkov et correspond avec Tchekhov, dont il fera la connaissance en 1895, Gorki et Tolstoï. Il descend le Dniepr, sur le bateau Tchaïka (La Mouette), expérience qu'il transpose dans un de ses récits en 1898, et se rend alors sur la tombe de Tarass Chevtchenko qu'il apprécie particulièrement et qu'il traduira régulièrement.
Il publie des nouvelles qui le font connaître, comme Les pommes Antonov en 1900. Il reçoit trois fois le prix Pouchkine de l'Académie des sciences de Russie
|
|
|
|
|
Valeri Iakovlevitch Brioussov (en russe : Валерий Яковлевич Брюсов), né le 13 décembre 1873 et mort le 9 octobre 1924 à Moscou est un poète russe, dramaturge, traducteur, critique littéraire et historien de la littérature. Un des fondateurs du symbolisme russe.
|
|
|
Léonov, Léotiev, Lermontov
|
|
|
|
|
Sigismund Domenikovitch Krzyzanowski (né le 11 février 1887 à Kiev, et mort en 1950 à Moscou) est un écrivain russe inclassable, jamais publié de son vivant.
|
|
|
|
|
|
Raspoutine, Remizov, Rozanov, Rojdestvensky
|
|
|
|
|
| 0 Nbre d'éléments en tout |
|
|
| |
|
|
|